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KING DAVE : notre voix intérieure de petit bum

July 21, 2016

 

 

« Heille man! Je suis dans mon salon avec mon café pis mes pantoufles en train d’écrire une ostie de critique de film! Je me la joue Petrowsky en tabarnak! »

 

Voici ma situation mais décrit dans les mots de KING DAVE. Un langage cru qui te percute mais qui, très souvent, te fait resurgir un sourire naïf. Car la narration de ce Dave est une partie de notre petite voix intérieure à tous. Des mots qu’on n’oserait pas dire. Des idées qu’on n’oserait pas réaliser. Et au bout du compte, peut-être vaut mieux ne pas suivre la voix de ce Dave, si distrayante soit elle.

 

Dans la grande salle numéro 12 de la Maison du Cinéma de Sherbrooke, il n’y avait pas foule. Un public relativement jeune parsemé d’amoureux de la culture. Et je crois que c’était là le public cible du film  ̶  je ne crois pas que ma mère aimerait ce chef-d’œuvre  ̶  malheureusement. Pourtant, elle aurait aimé voir et entendre parler Podz avant la projection du film. Un homme très convivial et drôle qui a même suggéré de poser des questions sur 19-2 après le film si quelqu'un le souhaitait  ̶  ma mère aurait sauté sur l’occasion, son émission de télévision!

 

Mais ce n’est pas un Podz qui fut annoncé, mais bien un certain Daniel Grou, son véritable nom. C’est ce même nom qui est affiché au générique de fin. Comme quoi il y a peut-être une distinction à faire entre les œuvres de Podz et de Daniel Grou? Si l’auteur et personnage de KING DAVE, le brillant Alexandre Goyette, a tout livré de lui-même dans ce film, je crois que Daniel Grou en a fait autant. C’est, néanmoins, ce que j’ai ressenti quand fut venu la période questions après la projection.

 

« Des dildos? Oui, attends, j’en ai une collection! »

 

C’est la réponse de Podz quand on lui a demandé s’il avait eu des ‘’doutes’’ pour son dernier film. Mais des doutes, il en a eu beaucoup. Il faisait même un rêve récurrent, 3 à 4 fois par nuit, qui lui disait que ça ne fonctionnerait pas. Aussi, il s’avouait fier de son film, mais finissait toujours sa phrase par : « J’espère que c’est bon! ». Personne ne répondait, mais notre voix intérieur de KING DAVE voulait répondre :

« C’était vraiment sua fucking coche ton film mon Podzy! »

 

Cette courte séance de questions fut très intéressante. Des révélations sur la réalisation de ce long plan-séquence de 93 minutes : les retouches post-production de la barbe et des blessures au visage du personnage, par exemple. Des informations étonnantes sur la teneur de ce projet : plus de 7 ans de travail pour mener à 5 prises de nuit sur un parcours de 9 km dans Hochelaga-Maisonneuve. Et tout ça mené par un Daniel Grou décontracté qui aurait voulu rester plus longtemps avec nous pour discuter de son film autour d’une bonne bière.

 

Mais il devait partir  ̶  en fait, une femme lui ordonnait. Et moi, je suis parti seul, avec un sourire sous le nez, pensant à ce Dave, ma voix intérieur de petit bum, la voix de Daniel Grou.

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