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La redondance du Zombie au Cinéma

October 17, 2016

 « Ok là c’est vraiment con. Les films de zombie sont tous pareils. », s’est exclamée ma mère à la suite du visionnement du film World War Z (2013).
 
Habituellement, même en étant un passionné du cinéma très ouvert d’esprit, je suis rarement d’accord avec mes parents quand vient le temps de critiquer un film grand public. Mais, pour cette fois, je dois mettre de côté mon orgueil, car cette affirmation soulevée par ma mère m’amène à me demander si les films de Zombie sont vraiment toujours construits selon la même structure scénaristique.


Après de longues périodes de réflexion et de nombreux visionnements de films appartenant à ce genre, même mes préférés, j’ai réalisé qu’en effet, une tendance est bel et bien maintenue dans ce genre de films.


C’est une structure assez simple se résumant à celle de la dernière adaptation du film Dawn of the dead ou du film français La Horde : plusieurs personnages, provenant de milieux différents, sont présentés dans un segment de leur train-train quotidien nous révélant ce qui les rend « différents » les uns des autres. L’épidémie, qui est toujours la forme sous laquelle se propage le phénomène, se déclenche et plonge le monde dans le chaos presque instantanément, généralement entre 24 et 72 heures. Les personnages se rencontrent au hasard et se ramassent tous au même endroit à se demander : « Mais qu’est-ce qui se passe? Qu’arrive-t-il aux gens? » C’est quoi la joke là? T’as jamais entendu parler d’un zombie? 


« Ben là, c’est pas toujours comme ça voyons, les groupes ont pas toujours les mêmes buts ou le même parcours. », m’avait dit l’un de mes amis lors d’une discussion à ce sujet. Dude. Ok, merci de ton optimisme, mais je ne suis pas navré pour deux cennes de te dire que non seulement ton affirmation est fausse dans la majorité des cas, mais que les différents groupes, en plus d’avoir les mêmes buts, sont composés de la même manière : Au moins une dizaine de personnes. Au moins l’une des personnes est un homme costaud et intimidant avec une formation militaire ou policière et un passé lourd dévoilé à un point où les personnages n’ont plus d’espoir de survie. Au moins un couple hétérosexuel dont l’un des deux partenaires meurt, et dont la femme est toujours très attirante. Il ne manque plus que quelques personnages secondaires très peu développés qui meurent à cause du personnage le plus méprisé du groupe qui agit à sa tête et fait une gaffe. Voilà, la recette du groupe de survivants est complète.

 

Oh, mais j’oubliais, les personnages sont-ils réellement en danger face aux zombies? C’est vraiment, mais vraiment dur à croire, lorsque même les moins aptes à survivre s’en sortent sur un coup de chance ou grâce à un talent inconnu et presque inné pour s’élancer sur une belle killing spree. J’ai en tête le film La Horde dans lequel un personnage se sacrifie afin de donner du temps aux autres pour s’enfuir. Oui, c’est un gros cliché mais c’est pas le problème. Le problème est qu’il affronte au moins une centaine de zombies, seul, avec seulement deux armes de poing, ne manque aucune cible, continue de se battre à mains nues lorsqu’il est à court de munitions, se fait mordre et lacérer à plusieurs reprises sans se plaindre et meurt submergé par les zombies. Le gars panique même pas une seconde dans tout ça. Incroyable! La scène en question est juste débile, mais l’endurance et l’état d’esprit du sacrifié irréaliste m’empêche de vraiment l’apprécier.  


N’avions-nous pas aussi parlé de « buts » plus tôt? Certainement. J’admets que le but précis et le « parcours » établi afin de survivre sont différents d’un film à l’autre. Mais encore une fois, il s’agit toujours de la même chose : s’échapper de l’endroit où ils sont cloîtrés afin de survivre, et ce, en suivant un plan très complexe qui mène à l’acquisition d’un véhicule, comme un bateau, un avion ou encore un véhicule roulant fortifié.


Considérant que j’adore les films de zombies, ce serait hypocrite de ma part de finir sur une note péjorative à ce point. Il y a bel et bien un problème de redondance de la recette à succès causant la progressive disparition des films de zombies. Mais j’ai espoir qu’elle puisse se dissiper par les innovations apportées par certains films, autant vieux que plus récent, construits sous forme de comédies, comme Shaun of the dead (2004) ou Scouts vs Zombies (2015). Ces films, étant des parodies de cet univers cinématographique, alternent la structure que j’ai critiquée à profusion plus tôt et apportent des objectifs ainsi que des réflexions ou morales dédiées à vous, les spectateurs.


Dans Shaun of the dead, en plus de vouloir survivre et sauver ses proches, le personnage principal tente de reconquérir son ex pour laquelle il n’a pas suffisamment fait d’efforts pour en tirer la leçon que la routine dans un couple peut devenir une vraie plaie. 


Même histoire dans Scouts vs Zombies, où les trois personnages principaux sont en quête identitaire et en conflit par rapport à la dynamique de leur amitié lorsqu’ils s’apprêtent à graduer de l’école secondaire alors qu’ils sont encore des scouts. 


La redondance de structure scénaristique est aussi présente dans presque tous les genres. Je ne détiens pas la vérité absolue, mais une solution serait d’innover, car toutes les structures scénaristiques ont déjà été faites, il manque juste à y mettre sa touche personnelle en racontant nos propres histoires originales.

 

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