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Retour sur le festival «Longue vue sur le court»

Après une belle journée de travail universitaire, j'ai décidé, le samedi 26 novembre dernier, d'aller me récompenser en allant à un programme du festival de courts métrages du Sud-Ouest de Montréal, Longue vue sur le court. Ce jeune festival (il n'en est qu'à sa troisième édition), se déroulait cette année du 19 au 27 novembre sur le boulevard Monk à Montréal. Le festival, intime et presque caché (il faut monter les étages d'un immeuble, rien n'annonce le festival autour), nous donne l'impression d'exclusivité. 

 

Samedi à 18:00 avait lieu un cocktail incluant une entrevue avec les deux porte-parole du festival et comédiens principaux dans le court métrage L'odeur après la pluie de Sara Bourdeau, Louise Portal et Yves Corbeil. Ensuite, dès 19:00 devait se déroulait la représentation du programme, comportant 7 courts métrages d'ici et d'ailleurs. L'actrice Louise Portal, très généreuse avec son public, s'est confiée par rapport à ses désirs, ses craintes et son parcours, tout en glissant quelques conseils au passage. Notamment, son mot d'ordre: discernement. Dans le milieu du cinéma ou de la télévision, il faut savoir quand et à qui dire oui, où aller, et il faut savoir dire non.  La porte-parole a  d'ailleurs été si généreuse  lors de son entrevue que la projection a été retardée de quelques minutes! Mais personne ne s'en est plaint, surtout pas moi, car ses propos étaient tous si pertinents et intéressants pour quiconque voulant se lancer dans le milieu télévisuel et cinématographique.

 

 

 

La petite foule présente s'est donc déplacée vers la salle de projection, où pour les 87 minutes à venir elle allait avoir droit à un beau pot-pourri de courts métrages, dont certains en première canadienne ou même mondiale.

 

La programmation à laquelle j'ai assisté comprenait Le propriétaire est un télescope de Charles Massicotte, Seuls  de Katia M. Briand, Pitter Patter Goes My Heart (court métrage allemand en collaboration avec l'Autriche et les États-Unis) de Christophe Rainer, Lost Village (court métrage de Géorgie) de George Todria, La notion d'erreur de Nicolas Krief et Jean-François Chagnon, Drame de fin de soirée de Patrice Laliberté  et L'odeur après la pluie de Sara Bourdeau.

 

Pour ma part, j'ai apprécié le visionnement de tous les films, du fort étrange Le propriétaire est un télescope, où une dame nouvellement emménagée développe une relation avec son ''propriétaire'', jusqu'à L'odeur après la pluie, film  plus réaliste traitant de l'amour et des relations chez les personnes d'âge mûr. Mes favoris restent par contre Le court métrage allemand Pitter Patter Goes My Heart, au traitement rappelant un peu le très célèbre Fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet. Les personnages sont colorés, exagérés, et le tout est léger et comique, malgré le grand drame vécu par les différents personnages. L'utilisation de la narration est également une touche sucrée au mélange déjà succulent. Mon second favori est La notion d'erreur, comédie avec pour tête d'affiche un Michel Rivard en quête d'un doctorat honorifique en mathématiques, mais ''ensorcelé'' par des personnes handicapées avec qui il a été intolérant, le forçant à se repentir. Vous voyez le genre. Lorsque les réalisateurs ont été questionnés sur l'origine de l'idée, ils ont simplement répondu "On voulait parler de Dieu, mais de façon drôle. Alors on s'est dit: handicapés avec des pouvoirs magiques!"

 

La projection s'est conclue par un question-réponse en présence des différents artisans des courts métrages québécois présentés. Issus de backgrounds différents, comme Kino ( ! ) ou l'Inis..., ils ont tous pu rapidement nous glisser un mot sur l'expérience de tournage de leurs différents courts. Le défi technique que représentait la mise sur pied d'un faux plan-séquence comme Drame de fin de soirée, par exemple. C'est toutefois la porte-parole Louise Portal qui a donné le mot de la fin: "[Faire du court métrage] c'est comme écrire une chanson. Une chanson, c'est pas un roman. Il faut savoir captiver en quelques minutes, construire, créer des ambiances." 

 

Le court, c'est beau. Le court, c'est un univers, un art à part entière. Le court, ce n'est pas du cinéma de débutant, du cinéma qui manque de budget. C'est au contraire un monde riche à découvrir. 

 

De belles initiatives cinématographiques se forment à Sherbrooke depuis les dernières années, notamment avec le Festival du cinéma du monde de Sherbrooke et Kino Estrie. Le court métrage reste par contre assez inconnu du grand public.

 

Qu'en pensez-vous?

 

C'est maintenant à vous de jouer, chers kinoïtes et concitoyens.

Benoit Desjardins, directeur artistique de l’événement aux côtés de Louise Portal

 

 

 

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