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Être d'ailleurs, devenir d'ici avec La Sarrasine (1992) de Paul Tana

June 2, 2017

Kino Estrie

Rang du 7 e Art, Québec

 

 

Que nous soyons nés ici ou là-bas, nous sommes tous et toutes d'ailleurs. Nos ancêtres ont foulé d'autres sols, nos aïeules et nos aïeuls ont construit d'autres civilisations, adoré d'autres déesses et d'autres dieux, emprunté d'autres routes. Si leurs réalisations physiques sont pour la plupart redevenues poussière, sinon des ruines revalorisées en attractions touristiques, leurs us, coutumes et pratiques langagières font maintenant partie de notre bagage, de notre culture.

 

La mémoire de mes origines, comme celle de tant d'autres, s'arrête à quelques siècles d'aujourd'hui. Au 17e, mon ancêtre franco-normand, un certain Houde, quittait la Perche (Normandie, France) pour venir s'établir au Nouveau Monde. Au 19e siècle, mon ancêtre nord-italien, un certain Scrosati, fuyait son petit village près de Milano (Italie du Nord) pour éviter de mourir de faim. Et qui sait combien d'ancêtres de combien d'origines

diverses ni ma mémoire ni mes compétences d'accès à la connaissance ne peuvent révéler.

 

Chacun a traversé l'Atlantique et est arrivé au Québec de leurs époques respectives. Chacun a pris terre, femme et maison et tenté de s'intégrer à cette société étrangère, sinon à la modeler de leurs mains, leurs coeurs, leurs esprits. Aujourd'hui, si leur héritage subsiste, le passé n'est plus qu'on lointain souvenir. Des baptistaires, des actes de mariage et le simple fait que j'existe prouve, d'une certaine manière, qu'ils ont fait leur place, qu'ils ont bâti la société à laquelle j'appartiens aujourd'hui.

 

Depuis le XXIe siècle, les films québécois qui traitent de la migration ou de l'intégration à la société québécoise sont légion : L'Ange de goudron, Diego Star, Incendies, Monsieur Lazhar, et j'en passe, sont du nombre. Avant 2001, le sujet est plus rare. La Sarrasine de Paul Tana, sorti en 1992, est un exemple rare. Il ne traite d'ailleurs pas du XXe siècle, mais plutôt du XIXe, celui au courant duquel mon ancêtre Scrosati est arrivé au Québec.

 

La Sarrasine, c'est l'histoire de Giuseppe et Ninetta Moschella, mari et femme d'origine sicilienne (Italie), qui tentent tant bien que mal de faire partie de la culture montréalaise et québécoise de leur époque. Giuseppe, bien éduqué, propose à ses clients un service de mercerie (taille et ajustement de vêtements). Il vogue entre deux cultures : au travail, celle des canadien français de l'époque et, dans ses loisirs, celle de sa communauté d'origine, à qui il présente avec ardeur et enthousiasme son théâtre de marionnettes.

 

La pièce qu'il met en scène donne d'ailleurs son titre au film. L'histoire est simple : un chrétien combat un sarrasin (musulman au moyen âge). Alors que le chrétien vainc le sarrasin, l'assistance répond par des cris de victoire. Mais, hélas!, alors que le vainqueur retire le casque du vaincu, il se rend compte qu'il vient de tuer sa bien-aimée, qui était en fait une sarrasine...

 

Giuseppe Moschella constitue un cas intéressant sur le sujet de la migration : riche de sa culture et de sa langue, il s'est aussi enrichi de la langue des habitants du pays, en plus d'avoir trouvé sa place comme entrepreneur (mercier). Proche de ses clients, dont Alphonse Lamoureux (Jean Lapointe), il n'a aucune gêne à faire goûter à celui-ci de la nourriture italienne fraîchement préparée. Pour lui, le client est roi, et un bon traitement passe par un service et une proximité exemplaires. À cet égard, Giuseppe pige allègrement dans sa culture, la distribuant comme des cadeaux. Et c'est précisément ce qui va le perdre.

 

Homme de principes, chef d'équipe, grand coeur, Giuseppe accueille chez lui - - et ce au grand dam de Ninetta - nombre de compatriotes, des siciliens qui parlent mal ou pas le français ou l'anglais, qui comprennent encore bien peu leur culture d'accueil. Alors que le mariage de la fille d'Alphonse est annoncé, Giuseppe décide de lui faire un cadeau, en envoyant Pasquale Lopinto, sa boîte à musique et un autre confrère d'origine sicilienne à la sortie de l'église où le mariage doit avoir lieu. Pasquale ayant mal compris les directives de Giuseppe, il ouvre les portes de l'église avant que la cérémonie de mariage ne soit terminée et lance la musique, ce qui provoque l'ire de Théo Lemieux (Gilbert Sicotte), le futur marié.

 

Celui-ci repousse les siciliens vers l'extérieur et referme les portes de l'église derrière lui. Une dispute éclate entre les deux parties. Théo tente de déplacer la boîte à musique -un orgue de barbarie, en fait -, mais Pasquale l'empoigne et lui entaille la main avec un couteau avant de prendre la fuite. Les dialogues suivants sont révélateurs d'un clivage qui

persiste encore aujourd'hui, entre une partie de leurs communautés respectives :

 

Théo : J'te repognerai ben, macaroni!

Pasquale : Next time, you[r] (sic) face!

Théo : Anytime!

 

D'autres échanges subséquents ajoutent à la démonstration de la problématique. Alors qu'Alphonse démontre toute son insatisfaction par rapport au comportement de Théo, celui-ci se justifie : « Il va apprendre à rester à sa place, on est au Canada, pas en Sicile! » Chez lui, Giuseppe engueule Pasquale. La conversation se déroule en italien :

 

Pasquale : Qu'aurais-je dû faire?!

Giuseppe : Tout sauf sortir ton couteau.

Pasquale : Aurais-je dû sortir ceci? (il pointe son sexe).

Giuseppe : Tu aurais fait moins de dégâts, lui répond Giuseppe. Même si le français a eu tort, ça ne se règle pas au couteau. C'est de ta faute, l';orgue c'était pour la sortie. On ne peut jamais se fier à toi. T'es qu'un vaurien!

 

Cet événement, à la base de toute l'intrigue, constitue aussi un bel exemple des dérapages que la rencontre des cultures peut entraîner. Le mélange des peuples et des cultures ne date pas d'hier : l'évolution humaine se fait souvent dans cette rencontre, mais aussi souvent dans le conflit. Par nature hétérogènes, les cultures sont difficile à homogénéiser

sans que l'essence respective des deux parties ne se dissolve dans le nouvel ensemble.

 

Le cas présenté dans La Sarrasine est intéressant, puisqu'il démontre que les deux parties ont tort. Pasquale manque de respect à Théo, Théo manque de respect envers Pasquale, et chacun préfère envenimer la situation plutôt que de tenter de la désamorcer. C'est par cette attitude que, naturellement, les conflits se prolongent. Nous pouvons être tentés de regarder la situation de haut, mais hélas, ni l'éducation supérieure, ni l'accès démultiplié à l'information n'ont entraîné au XXIe siècle un réel

changement d'attitude. Les médias sociaux tendent même à empirer la situation. S'y affrontent quotidiennement la dichotomie de deux moitiés de solution : une qui souhaite que les nouveaux venus prennent le moule de la culture en place et oublient tout de leur culture, niant par le fait même leurs origines, l'autre qui préfère qu'ils restent tels quels, quitte à se getthoïser et à vivre en marge de la société, en contradiction flagrante avec ses lois, us et coutumes. Chacun traite l'autre d'idiot, de raciste, de traître. Et on s'étonne par la suite de voir les extrêmes croître, à gauche comme à droite. Plus on gueule notre moitié de vérité, plus le fossé se creuse, plus la division règne. Et pendant ce temps, les pouvoirs en place en profitent pour continuer à enrichir les riches en redirigeant vers eux les interventions de l'État, sacrifiant du coup notre environnement, notre économie, nos emplois, notre santé, l'éducation, dont l'éducation à notre histoire, notre langue et notre culture. Ce serait si simple, pourtant, d'accepter qu'il y a dans chaque partie un fond de vérité et une bonne dose de torts.

 

Dans La Sarrasine, Giuseppe et Alphonse tentent de réparer les torts que leurs homologues ont causé. Mais leur entourage ne les aide pas de manière conséquente, ce qui précipite l'arrivée d'un drame encore plus grand. Alphonse rend visite à Giuseppe, en son absence. C'est un de ses logeurs siciliens qui le reçoit, et il ne comprend pas un traître mot de français, même après deux ans passé au pays. Giuseppe est furieux. Il l'est encore plus quand il apprend que Ninetta a rejeté à la rue deux siciliens venus trouver asile chez eux. Pour se reprendre, Giuseppe lui écrit une lettre qu'il fait porter par un de ses chambreurs. Mais il est déjà trop tard : Théo vient de croiser Pasquale dans un bar. Les insultes dégénèrent en bagarre. Pasquale trouve refuge chez Giuseppe et lui explique la situation. Il veut récupérer son orgue. Giuseppe lui intime de rester là et sort tenter de régler la situation. Dehors, Théo et ses amis, saouls, aspergent d'alcool l'orgue de barbarie de Pasquale. Giuseppe tente de les raisonner, mais ceux-ci font tomber Giuseppe par terre et se mettent à le rouer de coups. Giuseppe rentre dans la maison pour aller chercher son fusil. Il ressort et menace Théo. Un coup de feu part. Théo est atteint. Il en meurt. La femme de Giuseppe murmure :  « On est perdus ».

 

Plus tôt, Giuseppe a émis l'idée de faire appel à la police. Il ne l'a pas fait, cédant plutôt à l'impulsion - typique de la Sicile? Du moins, c'est ce que le récit semble nous indiquer - de régler les conflits par la violence, par l'intervention directe, mano a mano. Pasquale a eu tort de ne pas s'excuser et d'avoir entaillé la main de Théo avec son couteau. Théo a eu tort de proférer des menaces discriminatoires et, pire, de s'attaquer à Pasquale et à son orgue de barbarie, puis à Giuseppe. Et ce dernier a commis le crime le plus irrévocable : le meurtre. Ici, toutes les intentions étaient bonnes : chacun a essayé de se faire justice. Mais la Loi du Talion n'est pas en vigueur au Québec, ni au XIXe siècle, ni au XXIe. Chaque fois que Pasquale, Théo, Giuseppe et même Alphonse auraient dû faire appel aux autorités, ils ne l'ont pas fait. Le résultat : Théo est mort, Giuseppe est jeté en prison. Voyez-vous une tendance émerger ici? Le pire là-dedans, c'est que ça n'a aucun rapport avec la religion - ils sont tous catholiques. Un simple incident de parcours amène le crime et le châtiment, au fond pourquoi : parce que personne n'a voulu s'excuser. C'est pour ça que, comme parents, il faut prendre soin de ne pas toujours donner le crédit à la victime et se contenter plutôt de sermonner et de punir les deux parties, avant de les réconcilier. Peu importe où nous sommes nés, nous ne sommes ni des anges, ni des démons, et ce sont nos actions qui font de nous qui nous sommes. Il faut à tout pris refuser l'instrumentalisation de nos origines, qu'elle soit de gauche ou de droite, et travailler tant au bien commun - la culture, la langue, l'histoire, l'économie collective, l'état démocratique - qu'à celui de notre individualité - notre réussite sociale et professionnelle, notre bonheur spirituel et matériel. Pour Giuseppe, il est trop tard. Son procès a lieu, on le condamne à mort. Alors que le journal « La Patrie » condamne le meurtre - à savoir que la pratique de garder des armes chez soi est contraire aux lois en vigueur et usages au pays, et que d'autres conflits se sont résolus de cette manière tragique -, la communauté italienne se révolte, puis se mobilise pour défendre son compatriote.

 

Un rassemblement a lieu pour faire lever des fonds pour son procès afin de le garder en vie et... de sauver l'honneur des italiens de Montréal!!!! Ou comment mettre de l'huile sur le feu... s'enclenche alors une guerre de communautés, un résultat direct du multiculturalisme où les cultures existent en parallèle plutôt que de converger. De son côté, Giuseppe refuse d'accepter ce qu'il a fait, d'être traité en assassin. Ce sont eux, les amis de Théo, qui devraient pourrir en prison. On le comprend, il est aussi une victime en même que d'être un bourreau, ce qui ne change rien à son erreur, à son crime. Tout au long de cette histoire, sa conjointe Ninetta est impuissante : elle ne parle pas le français, n'a pas d'emploi propre et son niveau d'influence est quasi-inexistant. Elle est comme une des marionnettes de Giuseppe, au propre comme au figuré. Les hommes autour d'elle tentent de prendre les décisions à sa place. Elle tente néanmoins de faire quelque chose, en se rendant sur la tombe de Théo. Sur place, elle y dépose du pain et du vin, puis implore le défunt de ne pas vouloir la mort de Giuseppe, avant de verser du vin sur le pain. Félicité, la veuve de Théo, arrivée sur les lieux par hasard, engueule vertement Ninetta : « Qu'est-ce que t'es en train de faire?! C'est quoi ça ces cochonneries-là. Maudites italiennes, allez-vous en avec votre sorcellerie!

Allez-vous en chez vous, étrangers! » Ninetta fuit les lieux sans demander son reste.

 

Entre temps, un homme d'affaires bien en vue de la communauté italienne a réussi à faire commuer la peine de Giuseppe. Au lieu d'être exécuté, il restera en prison pour la vie. « J'ai réussi! » dit-il en italien, semblant plus fier du symbole et de son influence que d'avoir sauvé la vie d'un homme... mais Giuseppe devient tranquillement fou, en prison. Et qui a-t- il fallu convaincre pour commuer la sentence de Giuseppe? Un officiel anglais. Comme si les francophones ne pouvaient pas eux-mêmes s'occuper de leurs affaires. Il n'est pas étonnant alors de constater que la fracture entre la communauté italo-montréalaise et les francophones subsiste encore de nos jours, chacun restant bien campé dans son petit monde. Se sachant condamné, Giuseppe veut renvoyer sa femme en Italie, pensant ainsi la protéger des conséquences de sa peine. Ayant pu la revoir une dernière fois, il tente de la convaincre de la justesse de sa demande. Celle-ci, résolue, s'obstine et lui confirme qu'elle reste au pays. Ninetta se cache chez Félicité, la veuve, pour éviter le départ. Elle est découverte, puis envoyée en prison. La communauté italo-montréalaise intervient une fois de plus pour la libérer, mais celle-ci refuse les honneurs et quitte la ville. Le film se termine alors qu'elle contemple un champ désert dans un paysage de neige. Une question demeure : réussira-t- elle à vivre sa vie chez nous, parmi les siens? Je le répète : le nouvel arrivant n'est ni un ange bon, ni mauvais démon. Tous comme les membres des premières nations, il n'est pas le « bon sauvage » idéalisé de Jean-Jacques Rousseau. Ce n'est pas non plus le sauveur de l'Occident, ni l'élément qui le vouera au Gémonies.

 

Le néo-québécois arrive avec son bagage, ses compétences, sa culture. Il apporte une possibilité de contribuer à la société d'accueil. Mais laquelle? Malgré lui, le migrant court le risque d'être instrumentalisé, c'est-à- dire de servir la classe politique dirigeante au pouvoir, soit en venant la renforcer de par son vote de blocage, soit en lui servant de bouc émissaire, ce qui permet aux dirigeants de détourner notre regard collectif au moment du vote. Une fois au pouvoir, ces élus - au Québec comme au Canada - peuvent abuser, détourner et déconstruire en tout légitimité l'État et ses leviers. Parlant avec son père, la veuve de Théo dit d'ailleurs du meurtrier : « Si ça avait été un canadien français, il aurait été pendu [pour le meurtre de Théo]. » C'est un bel exemple d'instrumentalisation : Giuseppe a été gracié par les anglais non par clémence, mais pour éviter que la communauté italo-montréalaise ne retire son soutien à la classe politique dirigeante, les canadien anglais. Encore faut-il préciser que, malgré tout, Giuseppe mérite bien cette clémence : il a fait le mauvais choix, mais après que plusieurs crimes aient été commis à son intention par Théo. Si ce dernier avait tenté d'obtenir une résolution pacifique du conflit, il aurait encore été en vie, et deux familles, la sienne et celle de Giuseppe, n'auraient pas eu à subir les contrecoups de ses actions et paroles irréfléchies. L'immigration, pour en revenir à ce sujet, c'est la possibilité pour un individu de recommencer à neuf dans une nouvelle société, laquelle possède souvent une langue et une culture différente de celle du migrant. Le migrant a la chance de pouvoir enrichir sa communauté d'accueil, tout en bénéficiant de ce que celle-ci offre. Une intégration réussie se déroule à double sens.

 

Encore faut-il rappeler que les citoyens qui composent la société d'accueil, eux aussi des migrants de par leurs ancêtres, se sentent souvent mis à part du processus, devant se contenter de faire de la place aux nouveaux arrivants. Une partie tente de combler l'écart en oeuvrant sur le terrain, afin de faciliter l'intégration des nouveaux venus, réussissant avec plus ou moins de succès à décloisonner les ghettos. En parallèle, une autre partie exprime à l'égard des nouveaux venus des attentes qui, selon le cas, sont justifiées, mais pas toujours faciles à accepter, ou encore irréalistes, parfois blessantes. Au sujet des attentes de ses concitoyens, la nuance est reine, aussi faut-il en prendre et en laisser. Au final, chacun d'entre nous vit avec les mouvements du monde, qui amènent autant de conséquences positives ou neutres que négatives. Les cultures, riches et puissantes forces de motivation et d'évolution, continueront à grandir en générant des conflits, des discussions et des adaptations. Mais si on souhaite l'enrichir de l'arrivée de nouveaux joueurs, encore faut-il en avoir une, une culture, la connaître, la vivre et la proposer. Et ce n'est pas en vénérant l'autel hollywoodien ou mondialiste que nous y parviendrons.

 

À cet égard, l'exemple suisse est intéressant :

http://www.pom.be.ch/pom/fr/index/zivilstand-pass-

id/einbuergerung/ordentliche_einbuergerung/voraussetzungen.html

 

À quand un gouvernement (multipartite, représentatif d'une majorité plurielle) et un peuple qui combinent les deux éléments essentiels d'une évolution socioculturelle saine, soit la fierté de sa culture québécoise et la richesse de son ouverture sur le monde? Avec une reconnaissance des compétences et des emplois en français pour les nouveaux venus, s'il vous plaît.

***

 

La Sarrasine (1992) de Paul Tana

• Sur Éléphant, pour écouter ou en savoir plus :

http://elephantcinema.quebec/films/sarrasine_1152/

• À la bibliothèque Éva-Senécal, pour emprunter :

http://www.bibliotheque.ville.sherbrooke.qc.ca/in/sites/es/faces/details.xhtml?id=p%

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● Bande-annonce sur YouTube : https://youtu.be/Jkm7ck9Qq40

 

 

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