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Rang du 7e Art, Québec

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L'entrepreneuriat, c'est ce mot à la mode qui jouit à la fois d'une bonne et d'une mauvaise presse. D'un côté, pour contrer le chômage, il faut se lancer en affaires, nous dit-on.

 

De l'autre, nos médias traditionnels se chargent de nous rappeler, alors que les Bombardier et leurs émules vampirisent l'État québécois en lui faisant du chantage, que nos fleurons nationaux comme Le Cirque du Soleil, Rona, Saint-Hubert sont passés sous contrôle étranger. Même des entreprises costaudes, comme Lavo (La Parisienne) et Archibald (bière de microbrasserie), mais plus modestes, appartiennent désormais à des gens d'affaires loin de chez nous, que nous ne connaissons ni d'Ève, ni d'Adam, et qui ne paient probablement pas ou peu d'impôts chez nous. Et que dire de Tim Hortons, qui n'a jamais été québécois, mais qui n'est plus canadien qu'en surface, son siège social ontarien servant de façade pour que ses propriétaires américains sauvent de l'impôt?

 

Pendant ce temps-là, des indicateurs économiques avancent que le Québec, en matière de PIB par habitant, recule[1], tant sur le plan canadien qu'à l'international.

 

Bref, la question se pose : pourquoi faut-il se lancer en affaires? Pour fermer la plaie et combattre l'hémorragie de notre économie? Pour passer à nos enfants une société en  meilleure santé financière? Ou encore, au plan individuel, pour créer son propre emploi en cette ère économique incertaine, durant laquelle les demandeurs sont légion, mais les emplois, plus rares?

 

Quelles que soient les raisons, il est possible de se baser sur le cinéma québécois pour trouver un exemple de réussite à cet égard : depuis 37 ans, les productions La Fête développe au Québec et en coproduction internationale la série « Contes pour tous ». Cette aventure à la fois cinématographique et économique évoque à coup sûr « La guerre des tuques », mais les plus âgés d'entre nous se rappelleront aussi  de « Les aventuriers du timbre perdu », « Opération beurre de pinottes » ou encore « C'est pas parce qu'on est petit qu'on peut pas être grand », ce dernier titre mettant entre autres en vedette un Cirque du Soleil en émergence, durant les années 80.

 

Si les films des productions La Fête vieillissent avec des résultats variables - « Les aventuriers du timbre perdu » est moins agréable à regarder aujourd'hui, à mon humble avis -, certains tiennent la route avec une remarquable efficacité. C'est le cas notamment de « Tirelire, combines et cie » (1992), réalisation de Jean Beaudry et choix du mois pour cette chronique.

 

En effet, qui de mieux que des enfants pour montrer à leurs semblables les défis, les écueils et les réussites liées à l'entrepreneuriat?

 

Fort d'une distribution solide, dont les jeunes Pierre-Luc Brillant (plus de quarante films à son actif dont C.R.A.Z.Y.) et Vincent Bolduc, le film peut aussi compter sur Marc-André Coallier, Denis Bouchard, Dorothée Berrymann et Normand Chouinard. La production compte aussi le producteur associé Keven Tierney (Bon cop, bad cop), le musicien Robert Marcel Lepage (148 compositions à son actif en 2017), le directeur photo Éric Cayla (60 productions, dont le magnifique La peau blanche), entre autres professionnels reconnus de notre industrie.

 

Dans la lignée générale des Productions La Fête, le film présente aussi son lot d'enfants acteurs non professionnels, dont l'excellente Alexandra Laverdière qui interprète le personnage de Chloé. Nous l'avons trop peu vue au cinéma, mais les amateurs d'Unité 9 ont eu l'occasion de la recroiser sous les traits d'Alexe Clermont.

 

C'est à ce moment de ma chronique que les Dragons pourraient me demander : « Il parle de quoi, le film? Vends-nous-le! »

 

Pourquoi écouter « Tirelire, combines et cie » donc? D'abord, parce que c'est un film qui parle des « vraies affaires ». Pas celles de l'austérité libérale, qui profitent à la minorité affairiste, mais plutôt celles de l'entrepreneuriat et de ses débuts risqués.

 

Qu'est-ce qui motive Benoit, préadolescent d'environ 12 ans, à se lancer en affaires? La peur. La bonne vieille peur. La peur que son père monoparental, un travailleur autonome  joué par Denis Bouchard, ne trouve plus de contrats - son fils lui reprochera d'ailleurs de ne pas avoir un « vrai travail ». La peur de la faillite familiale devant le compte d'épicerie impayé au dépanneur géré par Khanh Hua - un acteur de la diversité qui a des rôles dans Karmina, Maelström, Un gars une fille, Les 3 petits cochons et Mars et avril, entre autres!

 

La phrase qui le motive? « Quand tu paies pas tes comptes, tu fais faillite. » Ce puissant leitmotiv est rarement évoqué de manière aussi brute dans notre cinématographie, mais il la traverse néanmoins : l'argent, le travail et ses réalités causent l'ensemble des problèmes des films de mes dernières chroniques, à savoir Gina, Séraphin et Réjeanne Padovani.

 

Cette fois cependant, la question est soulevée dans le cadre d'un film ludique, où la joie et le drame se relaient pour nous présenter un univers plus près du réel que celui de bien d'autres films québécois. L'équilibre naturel entre la joie et les larmes est respecté.

 

L'élément déclencheur de la conversation financière, c'est cette bonne vieille préoccupation de l'enfance : une augmentation de l'allocation familiale hebdomadaire - voyez le film « 1981 » de Ricardo Trogi pour une situation hilarante à ce sujet. Une fois informé par son père de la situation financière incertaine de la cellule familiale, Benoit fige. Son esprit sera sauvé de la destruction par l'un de nos valeureux médias, qui présente dans l'édition du jour un article mettant en vedette une jeune entrepreneure millionnaire - on sait ce qui arrive quand l'exception subit le traitement médiatique...

 

Dès lors, Benoît rejette les jeux de l'enfance : il faut maintenant travailler pour survivre. Bien loin d'être seul, il rencontre sur sa route Marie et son petit frère qui tournent un documentaire engagé contre la saisie des biens d'un ménage du cartier, Chloé qui effectue les livraisons du dépanneur, ainsi que Christian et Louis qui réalisent de petits travaux de nettoyage et de terrassement pour les habitants du quartier.

 

Fait intéressant, si les jeunes filles sont minoritaires dans le film, elles occupent des rôles marquants : Chloé la livreuse est forte, autoritaire et prompte à menacer physiquement et psychologiquement ses confrères masculins, alors que Marie la vidéaste se présente en idéaliste, pleine de principes et de concepts sociaux. Elles constituent, en quelques sortes, les stéréotypes de la droite et de la gauche à elles seules.

 

C'est toutefois avec son ami Charles que Benoit se lance en affaires. Insouciant, celui-ci voit en l'entrepreneuriat la possibilité de devenir riche et de... boire beaucoup d'orangeade, d'avoir plus d'amis, de s'acheter un écran géant pour les jeux vidéos, une piscine, une limousine... bref, des besoins créés de toute pièce par la société de consommation et souvent représentés dans les récits qui mettent en vedette des gens devenus riches trop rapidement, les vedettes du musique ou de cinéma, par exemple.

 

Peu importe vos raisons, se partir en affaires, c'est à votre portée. Et pourquoi ne pas s'inspirer de l'exemple de Benoit et de Charles? Voyons comment ils s'en sortent :

 

1. Le concept

Dépannage éclair! C'est le nom de la compagnie qui réalisera tous les petits travaux que les adultes ne veulent pas ou n'ont pas le temps de faire. Mais n'est-ce pas ce que Chloé, Christian et Louis font déjà? Vive la concurrence...

 

2. La mise de fonds

Pour réaliser des travaux, ça prend des outils. Pour acheter des outils, ça prend de l'argent, disons 200$? Chacun doit faire sa part. Benoit organise une vente de garage et y vend même son baladeur-cassette à Christian et Louis, alors que Charles vole un bijou de sa mère pour aller le vendre au receleur du coin. Mais il lui en manque encore. Il en demande donc à sa mère, puis à son père, sans succès.

 

Ce dernier ne manque toutefois pas de l'instruire en la matière : « Si tu veux réussir en affaires, mon gars, il y a un principe très important : c'est l'argent des autres qu'il faut risquer. Pas le tien. C'est avec l'argent des autres qu'on fait de l'argent. »

 

Et après ça, on se demande pourquoi les banquiers, les financiers et les patrons de sociétés cotées en bourse se versent des salaires de millions de dollars par année? C'est là une problématique importante de notre société : des gens qui ne créent pas directement de la richesse collective s'enrichissent au dépend des individus et des collectivités. Pourtant, nous sommes nombreux à les suivre comme des moutons, en investissant par exemple dans des portefeuilles d'action ou des placements risqués dans des REER. Que veut-on? Nous espérons nous aussi s'enrichir, sans penser que, lorsque l'on gagne, quelqu'un d'autre perd au bout de la ligne. Mais le plus souvent, c'est nous qui perdons et eux - les banquiers, les financiers et les patrons de sociétés cotées en bourse - qui empochent.

 

N'ayant pas réussi à convaincre ses parents, Charles emprunte 20$ à Chloé, avec intérêts. Il doit lui remettre 30$ dans deux semaines. Chloé, plus directe, rude et honnête que Séraphin, insiste sur ce point, se servant de sa taille imposante, brandissant le poing et levant le ton pour impressionner son emprunteur. Voilà une belle façon de vulgariser notre système de prêt et d'usure.

 

Mais le fait d'avoir volé et emprunté ne semble pas avoir impressionné durablement Charles, qui y va d'une affirmation navrante : « C'est capotant! On est déjà riche pis on a même pas travaillé ». C'est dire comment l'évidence du système de crédit n'en est pas une, et combien l'éducation s'avère importante en la matière.

 

3. Le plan d'affaires

Quel plan d'affaires? Benoit et Charles échangent verbalement quelques instants sur leurs valeurs et sur le fonctionnement de la compagnie. Pas besoin d'en faire plus, pas besoin de mettre le tout par écrit. Et c'est pour ça que les ennuis vont suivre très rapidement...

 

4. Transformer les liquidités en actifs

Maintenant que la mise de fonds est disponible, il faut la transformer en actifs pour la compagnie, c'est-à-dire aller chercher les outils qui permettront aux deux entrepreneurs de réaliser des contrats pour le voisinage. La première dépense de Charles? Une radio usagée en mauvais état... Benoit questionne cet achat. Mais après tout, à quoi Charles pouvait-il se fier, puisque la compagnie n'a même pas de plan d'affaires!? À force d'essais et d'erreurs, le duo finit par s'entendre.

 

5. Démarcher des clients

Ayant hâte de travailler, le duo cherche des clients en faisant de la sollicitation au porte-à-porte, ce qui leur apporte peu de résultats et l'ennui classique du chien méchant. Déjà, la compétition avec Christian et Louis, qui font déjà des petits contrats de leur côté, se fait sentir. Mais pourquoi ne pas les avoir invités dans la compagnie? Ou pourquoi ne pas avoir tenté de discuter avec eux? C'est là le portrait de bien des entrepreneurs : on se lance tête baissée, sans réfléchir, sans prendre le temps de consulter les autres, sans avoir conscience que son arrivée sur le marché peut avoir un impact négatif sur d'autres joueurs.

 

6. Établir son siège social

L'élément le plus sympathique du film, c'est ce local dans un garage de ruelle que le duo se fait prêter. Au départ un entrepôt en désordre, celui-ci devient un QG digne de Dépannage éclair, une fois rangé. J'avoue en avoir rêvé, et même en rêver encore...

 

7. Réviser sa stratégie

La première journée ne rapporte que 7,50$. Le duo décide donc d'abandonner le porte-à-porte et de faire de la publicité. Pour ce faire, il sollicite Marie, la jeune documentariste de la télévision communautaire. La conversation suivante est révélatrice à cet égard :

 

  • Charles : « Yark! [..] C'est endormant un documentaire. »

  • Marie : « Moi, je fais du vidéo pour me réaliser. »

  • Charles : « Tu veux travailler pour nous? »

  • Marie : « Avec vous. [..] Associée à parts égales. Moi, les inégalités, je trouve ça dégueulasse.

 

En 1992, date de production du film, l'équité entre les sexes est à portée de main, c'est devenu naturel de la revendiquer. Benoit et Charles acceptent sans rechigner.

 

8. Planifier les tâches et gérer les priorités

Outre le garage de rêve, l'élément le plus impressionnant du film, c'est ce gigantesque calendrier de tâches, avec plages horaires et pictogrammes, qui permet d'identifier et de situer les contrats à réaliser. Voilà un bel outil que j'ai bien hâte de montrer à mes enfants!

 

9. Réinvestir dans la compagnie

Dès la première rentrée d'argent, Charles veut toucher sa part du magot, mais Benoit lui prend des mains en lui mentionnant qu'il faut plutôt réinvestir la majorité de la somme, et ce, afin de devenir riches. « Il faut faire des sacrifices aujourd'hui ». Voilà une belle leçon d'économie, même si les intentions de Benoit, nous le verrons, ne sont pas si nobles...

 

10. Prévoir une saine gouvernance

Question de déposer l'argent, le trio ouvre un compte à une signature à la caisse. Bref, n'importe lequel des trois signataires peut retirer de l'argent sans en parler aux autres. En l'absence d'une gouvernance saine et équitable, un désastre est à prévoir.

 

11. Documenter les coulisses de la compagnie?

Fidèle à sa passion première, Marie filme la scène de dispute entre Benoit et Charles. Ses deux associés sont surpris, voire blessés. La scène pose la question : l'intrusion de la  caméra de la documentariste est-elle justifiée? Exposer les conflits internes, mais nécessaires, d'une entreprise au grand jour peut-il se faire sans nuire à son image?

 

12. Détruire sa compagnie

Comme au jeu de Jenga, Benoit, Charles et Marie ont tout mis en place pour que l'entreprise s'effondre. À cet égard, le scénario aborde un nombre remarquable de points, qui peuvent se transposer sans peine aux réalités des entreprises gérées par des adultes :

 

  1. L'amour et les affaires : Benoit est secrètement amoureux de Marie, mais celle-ci l'ignore. Elle dira même : « En affaires, il n'y a pas de place pour les sentiments. Je me pose de sérieuses questions. Si on ne peut pas garder ses amis quand on est en affaires... » Comment concilier les apprentissages de l'enfance avec la dure réalité de l'entrepreneuriat?

 

  1. La trahison : le compte bancaire de la compagnie affiche un retrait anonyme de 110$. Charles, accusé de vol, est jeté en dehors de la compagnie. Mais ce n'est pas lui le voleur...
     

  2. La concurrence déloyale : Chloé, qui a prêté de l'argent à Charles, se fait menaçante lorsqu'elle réalise que l'entreprise de celui-ci vole du travail à ses amis, Christian et Louis. Ces derniers, moins honnêtes, sabotent le travail de Dépannage éclair, ce qui brise la réputation de la compagnie et fait fuir ses clients.

 

  1. Les manifestations : le frère de Marie, qui s'est offert pour travailler pour Dépannage éclair, se fait dire par sa soeur que Benoit le sous-paie. Il procède alors à une manifestation devant le QG de l'entreprise, alors que celui-ci est en train de procéder à une entrevue avec un journaliste (Marc-André Coallier). Soucieux de protéger la réputation de son entreprise - il ne sait pas encore que Christian et Louis viennent de la détruire par leurs sabotages -, Benoit concède une augmentation salariale à son jeune employé, sous l'oeil attentif de la caméra.

 

  1. Le vrai voleur : une conversation entre le propriétaire du dépanneur et le père de Benoit fait réaliser à Marie et à Chloé que l'argent prise dans le compte caisse de Dépannage éclair, 110$ en tout, est le fait de Benoit. Après tout, celui-ci se partait en affaires afin de palier aux ennuis financiers supposés de la famille.

 

Dès lors, la compagnie n'est plus que ruines : Marie tourne sa caméra vers Dépannage éclair pour dénoncer cette nouvelle injustice, Charles ne veut plus parler à Benoit et, dans une scène d'anthologie, Chloé la créancière demande à Benoit : « Pour le consoler (Charles), tu devrais lui payer ses dettes [..] Ah ben, à moins que t'aimerais mieux me rembourser en nature... » Elle profite du fait qu'elle l'a surprise en sous-vêtements, alors que celui-ci se changeait après l'entrevue.

 

Si Benoit a ses torts, les autres ne sont pas en reste : Charles ne peut racheter le bijou volé de sa mère au receleur et Marie se sert de sa caméra pour se venger de Benoit en tournant un documentaire malhonnête. Un drame sert de dénouement à l'impasse : Charles menace de se suicider en sautant du toit de sa maison. Benoit avoue publiquement que c'est lui le voleur. Charles avoue qu'il a volé le collier de sa mère. Dépannage éclair va rembourser Chloé. Même le père de Charles dément son affirmation sur le fait de risquer l'argent des autres! Mais celui-ci provoque quand même la chute de son fils, le percutant alors qu'il essaie d'ouvrir une fenêtre sur le toit pour aller le récupérer.

 

Le récit se termine à l'endroit le plus sympathique du film, le garage qui sert de QG à la bande, alors que Charles - un bras et une jambe dans le plâtre -, Marie et Benoit sirotent ensemble de l'orangeade... ce qui était, à l'origine, la motivation principale de Charles pour se lancer en affaires.

 

La morale du film est exprimée dans cette chanson bien simple :

 

«

Pour qui tu te prends

depuis que tu fais de l'argent.

T'as jamais le temps,

on ne peut plus jouer comme avant

[..]

Je roule sur l'or,

mais je ne roule personne.»

(fin de la chanson)

 

Quelle est la place de « Tirelire, combines et cie » dans l'Histoire du cinéma? Je l'ignore. Mais le film devrait certainement être ajouté à toutes les trousses d'entrepreneurs en herbe, qu'ils soient petits ou grands. Question de nous rappeler que, au-delà de l'argent, il y a les gens... n'est-ce pas, M. Desjardins?

 

 

***

 

Tirelire combines et cie (1992) de Jean Beaudry

  • Sur Éléphant, pour écouter ou en savoir plus : http://elephantcinema.quebec/films/tirelire-combines-cie_3293

  • Sur Wikipédia, pour en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Tirelire_Combines_%26_Cie

  • Sur tou.tv Extra : http://ici.tou.tv/tirelire-combines-et-cie

  • À la bibliothèque Éva-Senécal, pour emprunter : http://www.bibliotheque.ville.sherbrooke.qc.ca/in/sites/es/faces/details.xhtml?id=p%3A%3Ausmarcdef_0000289966&highlight=contes%20pour%20tous&posInPage=3&bookmark=f0e91a64-7f2f-434b-8545-4d7d077196d8&queryid=062ee326-1fbf-4965-b6cd-99660f5a5db2

 

***

 

Guillaume Houle est diplômé en études cinématographiques de l'Université de Montréal. Il a aussi étudié la scénarisation et la communication à l'Université du Québec à Montréal, ainsi que l'interdisciplinarité en arts (cinéma et vidéo) à l'Université du Québec à Chicoutimi. Ces quelques années d'études lui ont fait réaliser qu'il n'avait rien d'un cinéaste. Malgré les piques qu'il peut lancer ici et là à certains créateurs, il respecte énormément le travail acharné et dévoué que la production cinématographique demande.

 

Œuvrant au Conseil de la culture de l'Estrie et à la maison d'édition Les Six Brumes, il consacre l'essentiel de son temps professionnel à conseiller, à soutenir, à encadrer, à valoriser, à commercialiser et à promouvoir l'art et la culture québécoise, notamment au niveau des littératures de l'imaginaire québécoises – fantastique, science-fiction, fantaisie et Cie.

 

Un de ses objectifs personnels est de visionner l'ensemble du cinéma de fiction québécois existant. Son association avec Kino Estrie dans le cadre de la chronique Rang du 7e Art, Québec lui donne une raison de partager ses trouvailles avec d'autres passionnés, ainsi que de passer quelques commentaires personnels sur notre perception du Québec, de son histoire et de sa culture.

 

 

 

[1] http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201704/05/01-5085811-revenu-disponible-et-pib-par-habitant-sombre-diagnostic-pour-les-quebecois.php

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