April 15, 2018

April 15, 2018

Please reload

Posts Récents

Des oiseaux perchés observent le monde passé.

May 5, 2019

1/1
Please reload

Posts à l'affiche

Jusqu'à la fin des temps

April 11, 2018

Dans un village qui sert de passage aux pèlerins, nous vivons les changements dans la vie d'Ali et de Joher qui leur rencontrent provoquent. Chacun subit la situation dans laquelle il est placé. Joher, femme battue et jetée en dehors de son foyer, vient sur la tombe de sa sœur. N’ayant plus rien, elle joue la femme de glaces en refoulant tout espoir de bonheur. Ali, un vieux et unique fossoyeur du village mortuaire, entretient le cimetière et lave les morts avant les funérailles. L’entrée de Joher dans sa vie allume une étincelle dans sa vie morne et entourée de morts.

 

 

À priori, l’écoute de ce film de Yasmine Chouikh est apaisante. Les plans de paysages, la fluidité et le naturel nous laissent respirer entre chaque moment qui est, même subtil, chargé de sous-texte. Le scénario est épuré, les échanges sont simples. Ça laisse beaucoup de place au jeu des acteurs qui ont un charisme étonnant. Ali, interprété par Djillali Boudjemaa, est d’une incroyable présence. Son regard d’abord éteint s’illumine au fur et à mesure que le personnage s’attache à Joher, toujours amer de son dernier mariage.

 

Lorsque Joher et Ali se laissent aller dans un moment de cœur, on partage avec eux ce moment candide. Les deux personnages, avancés en âge, savent très bien que le temps leur est compté. Surtout que Joher demande carrément à Ali de l’aider à préparer ses funérailles à elle en avance.

 

La réalisatrice, Yasmine Chouikh, a étudié en psychologie, a été responsable pendant 2 ans d’un festival de court-métrages et fait des chroniques à la télévision sur le cinéma. Le peu de dialogue et les situations et silences chargés de sens, soutient bien sa compréhension psychologique de son histoire. Elle choisit de laisser les regards parler, de faire dire quelque chose quand, dans le fond, le cœur voulait autre chose. Ces personnages sont prisonniers de qui ils sont et de qui ils se sont fait imposer leur statut. Ces deux personnages avaient leur menotte aux moments de leur rencontre et leur interaction les ont aidés à s’en débarrasser même si ça ne plaisait pas à l’un et à l’autre. 

 

La réalisatrice nous fait un baume pour le cœur avec sa métaphore entre la vie, la mort, la vieillesse et la jeunesse. On peut être en vie et se sentir mort. On peut se sentir mourir et renaitre. On peut être vieux, mais de retrouver le cœur jeune. Être jeune et de sentir déjà le poids de la vieillesse et de la mort qui guette.

 

Si vous me laissiez le choix, je choisirais JUSQU’À LA FIN DES TEMPS versus LA PROMESSE DE L’AUDE, le film d’ouverture.

 

 

Bonne suite de festival!

Please reload

Retrouvez-nous
Please reload

Rechercher par Tags