April 15, 2018

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Un homme meilleur - Lawrence JACKMAN et Attiya KHAN

April 12, 2018

J’en suis sorti les jambes sciées.

 

J’avais lu le synopsis. Je savais que ce que j’allais voir était vrai, des faits vécus et sans trop d’habillage. Voilà… le film est sur la confrontation entre une femme et son ex conjoint qui la battait. Ce qu’on ne s’attend pas en s’assoyant pour voir le film, c’est la vérité criante et déchirante de la situation. Dès la première rencontre entre ces deux adultes, 20 ans après les incidents, on sait qu’on est confronté à une réalité qui dépasse l’entendement ou notre propre expérience épargné par ce type de violence.

 

 

Le contexte, c’est qu’Attiya a réussi à se sortir de cette relation violente qu’elle vivait dès ses dix-sept ans et jusqu’à son début vingtaine. Steve la battait sans réelle provocation mais avec intensité : coups de poing, étranglement, langages orduriers. Vingt plus tard, Attiya est intervenante sociale auprès de femmes battues et c’est par hasard, qu’à Toronto, Steve et elle ont commencé à se croiser dans les rues. Attiya a proposé un processus à Steve de discuter de ce qui s’est passé et du pourquoi. Au travers du film, des fois accompagnés d’un psychologue, nous vivons les douleurs de leur passé qu’ils revisitent par conversation ou en passant par leur ancienne école et appartements.

 

La plus grande violence qui nous est faite comme spectateur, c’est les mécanismes de défense de Steve qui dit ne pas se rappeler de la plupart de ses agressions, pas par mauvaise intention, mais c’est son système de défense qui bloque les souvenirs de ses actions les plus graves. On le voit dans son visage que ça le torture. Et, je cite (librement avec mes souvenirs) un des amis d’Attiya dans le film « Je suis content qu’il participe à ce processus de discussion pour comprendre. Je ne lui pardonne pas ce qu’il a fait et je ne vais pas le féliciter pour ses efforts. Ce qui me mettrait en colère, c’est s’il abandonnait le projet ». Le projet, c’est la mise en public des conversations et des témoignages de ses gestes, ses efforts à verbaliser ses actions et son espoir de participer à la guérison de l’estime de soi d’Attiya, qui fait encore des cauchemars sur une agression où elle croyait mourir.

 

Ce film ne donne pas toutes les réponses. On sait que les protagonistes ont encore leur bout de chemin à faire. Et même si on ne s’associe pas au comportement violent de la jeunesse de Steve, on peut faire des parallèles avec les petites violences qu’on fait lorsqu’on tente d’écraser ou exprimer maladroitement (mot faible dans le cas de Steve) nos émotions. Steve fait du chemin. Il sait qu’il traine une colère qui ne lui appartient qu’à lui et que ce sont ses proches qui en payent le prix.

 

Ce film est une piste de solution, une offre de porte ouverte à chercher des outils pour les hommes et les femmes qui veulent devenir meilleurs.

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