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Le Festival du cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS) nous offrait en partenariat avec le Bistro Kàapeh Espresso une sélection de courts-métrages d’Annecy. C’est une très belle série de film, mais qui aurait mieux vécu dans une salle telle que La Petite Boite Noire.  Même si le Kàapeh est un endroit sympathique et que l’idée de combiner courts métrages et heure de lunch est agréable, les courts-métrages ont une teneure très sombre. Tandis que le Kàapeh, avec ses murs de blanc et vert, est plus lumineux. Ce sont des courts-métrages qui se vivent mieux de soir et je les ai vu ce jeudi midi. La prochaine projection est le dimanche 15 avril à 16h.

Ceci étant dit, j’ai bien profité de cette heure et quart de films. Les courts métrages étaient surprenamment d’un sujet dur, sombre et profond. Il s’en dégage une belle créativité de l’utilisation de différents procédés d’animation.

 

Ce qui m’a le plus agréablement surpris comme réalisateur, c’est de me rendre compte à quel point, lorsqu’on regarde un film d’animation, on se met un peu en mode enfant naïf. On commence les histoires en se laissant automatiquement embarquer dans un autre univers et c’est là que les réalisateurs/animateurs jouent sur les codes pour nous replonger de manière candide dans nos peurs d’enfants. On les revit avec un œil si émerveillé et troublant qu’il y a une fascination qui accompagne certains moments d’horreurs physiques et émotionnelles.

 

Ça vaut la peine de les regarder et de s’y laisser aller. Je salue la créativité et la maîtrise de l’expression de cet art qu’est l’animation, et d’autant plus que la plupart pourraient aussi s’associer aux catégories de films expérimentaux, de vidéo d’art et du dadaïsme (clairement énoncé dans un de ceux-ci). Si certains d’entre vous êtes fans des films des STUDIO GHIBLI comme PONYO et SPIRITED AWAY vous allez apprécier la projection.

 

Le court-métrage est un art essentiel autant qu’un long métrage. Il doit y avoir un sens de la répartie dans sa conception, de passer de façon simple des idées complexes dans un temps moindre. Il y a un rythme bien à lui et une manière de mettre d’avant des films à concepts plutôt qu’à avoir à développer une histoire dans toute sa profondeur comme un moyen ou un long. On énonce un élément simple qui ouvre la porte sur plus de réflexion. C’est aussi de se l’approprier et de s’imaginer notre propre suite.

 

Le court-métrage, c’est comme le petit morceau de caramel que nos grands-parents nous offrent. C’est court, c’est bon et on en demande toujours un dernier, fois après fois.

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