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L'homme de l'Isle

April 15, 2018

J’en suis à mon deuxième film lent. Le premier, c’est Jusqu'à la fin des temps de Yasmine Chouikh. J’en prends plaisir de ce ralentissement au travers de l’effervescence du FCMS.

 On suit Gilles Gagné, guide de chasse à l’oie, dans toute sa simplicité. Mais il n’est pas le seul personnage à marquer l’écran puisque le fleuve et la nature sont très présents autant visuellement que sonore ; des plans fixes, stables et longs ainsi qu’une grande présence en variation de la nature de l’Isle aux Oyes et l’Isle aux Grues.

 

Cet après-midi, nous avions la chance d’avoir le réalisateur pour discuter après le film. Le public a, à plusieurs reprises, salué la lenteur et le côté apaisant du film. Surtout, en discutant avec le monteur/concepteur sonore, c’était entendu entre les deux, plus le projet avançait, que le film n’avait pas besoin de musique. La nature fait sa propre musique. Il y a eu des arrangements sonores pour aider à mieux plonger dans les rêveries qu’on peut vivre en vraie nature, mais on ne le remarque pas. Et, c’est le secret du succès d’un bon mixe sonore, lorsqu’on ne le remarque pas.

 

Lors de la période de questions, M. Boulianne soulignait l’importance que la direction photo et la dynamique de tournage et montage respectent l’histoire. La réalité a une histoire à raconter et la caméra, le choix du réalisateur, doit être à l’écoute du besoin et la manière de présenter l’histoire. S’il avait tourné caméra à l’épaule et fait un montage dynamique comme pour son film Claude revenu des morts, ça n’aurait pas respecté qui est Gille Gagné ou encore qui est le Fleuve.

 

Le film est une belle continuité dans la modernité et passation des traditions qu’on peut déceler dans le film Pour la suite du monde de Michel Brault et Pierre Perrault. On y voit leur habitude de vie, on ressent la vitesse du temps qui y passe autrement et on saisit bien l’atmosphère plus paisible qui y règne. On a aussi un vibrant hommage et contact avec l’œuvre de Riopelle avec qui le protagoniste allait chasser ou participer à la création des œuvres de l’artiste.

 

Si vous n’avez pas l’occasion de voir L'homme de l'Isle, vous pouvez voir sur le site de l’Office nationale du film (ONF.ca) ses moyens métrages documentaires Aviature et Des hommes de passage.

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