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La neige a disparu, Kino est revenu.

June 15, 2019

Après une pause durant le mois d’Avril, le kino-show de l’Estrie est revenu en force au bistro la Capsule. Pour marquer l’arrivée du printemps, l’équipe de Kino Estrie a proposé à nos cinéastes d’ici de présenter leur court-métrages sous le thème dégel. Au programme : braquages ratés, timidité, aérobie, réchauffement climatique et pollution auditive. Réchauffez-vous, ça commence!

 

Pour souligner les 20 ans de l’organisme Kino, la soirée a débuté par un projet en lien avec cet anniversaire qui nous provient de Montréal. Autodérision, réalisé par Isabelle Giroux et David Émond-Ferrat, se fait un malin plaisir de rire de tout ce qu’il y a de plus sérieux dans le processus créatif. Un jeune scénariste discute de son prochain scénario avec une amie. Il tente de trouver une conclusion à son récit autobiographique au courant d’une discussion parsemée d’intervention fictionnelle de son récit, de split-screen, de références à Jean-Paul Sartre et autres astuces de mise en scène. Autodérision fait un pied de nez à la rigidité intellectuelle et salue la souplesse d’esprit et la curiosité avec humour et légèreté. Un bon départ en somme.

 

 

S’en suit Tintamarre, court-métrage de Mik Landry présenté au FFPE (Festival du film pour l’environnement). Sans dialogue et mettant en scène un mime obsédé par les nuisances sonores de l’activité humaine, le film se veut bruyant et décalé. La naïveté du protagoniste s’oppose à la nervosité de ce monde en constante ébullition.  Les camions rugissent et les machines s’activent, au point que notre pauvre mime ait besoin de médicamentation pour s’apaiser. Une fable aux couleurs réfléchies et au contenu riche de sens.

 

What is Important, seul documentaire de la sélection, nous provient d’Axel Royer-Gagné et fut présenté au FCMS (festival de cinéma du monde de Sherbrooke). Le projet est une série d’entrevues de jeunes enfants répondant tous à de grandes questions existentielles. Te trouve tu beau/belle? Si tu avais une chose à changer chez toi, que serait-elle? Le ton innocent et drôle des réponses nous charme autant qu’elle nous attriste. Le court-métrage a la sensibilité de se pencher sur la problématique du complexe à un très jeune âge. Une enfant de 10 ans dit jalouser sa petite sœur parce qu’elle pourrait être meilleure au piano si elle était plus jeune, une autre qui répond vouloir être présente pour son frère autiste dans le futur, qui ne se trouve pas belle, etc. D’un naturel attendrissant, What is important frappe dans le mille.

 

Écoanxiété s’inspire de la sensation de peur que le réchauffement climatique engendre. Pour fuir cet angoisse, les survivants doivent se connecter à une réalité virtuelle qui leur permet de respirer. Lumière rouge, plans obliques et décor claustrophobe sont les outils de cette métaphore pessimiste qui réussit à transmettre la sensation que définit son titre. Efficace et clair, ce projet inspiré nous provient de Québec et ce grâce à son réalisateur passionné : Luis Dion-Dussault. 

 

Météo et Dégel, deux court-métrages de 30 secondes, ont apporté un peu de soleil et de rire après un film plus nerveux. Rapide et absurde, l’humour du réalisateur/acteur Olivier Dubuc fonctionne dans ce format qui s’inspire des vidéos d’humour que l’on peut voir sur internet. On déconstruit une simple idée avec une volonté anti-climatique qui remporte nos rires. Les intentions sont respectées et réussies.

 

Le premier film de braquage de la soirée se nomme La Grande braque, projet de Tom Rodrigue et son équipe de production de Québec, Phare bleu. Une bande de « looser magnifiques » tente de mettre en branle un braquage qui échoue de façon lamentable. La Grande Braque est un film de genre rempli d’autodérision  qui lui permet de respirer et de ne pas trop s’alourdir par le drame. Une attention supplémentaire est portée aux inserts et à la composition du cadre qui aide à la crédibilité de la proposition.  Entre Ladykillers et Baby Driver, les influences du film n’éclipsent jamais la personnalité propre à ce premier essai des productions Phare bleu. Un film loin d’être dénué de charme.

 

C’est directement de France que nous provient Post-it, rencontre amicale entre un introverti timide et sa nouvelle voisine énergique. Une dynamique vu et revu mais qui est sauvé par une mise en scène ingénieuse et une utilisation soignée de l’espace et du décor. Le protagoniste, incapable de s’exprimer de par sa gêne, utilise ses murs et le papier pour s’affirmer. L’arrière-plan est chargé d’informations amusantes et nous bâtit en quelques minutes un protagoniste muni d’une personnalité complète.

 

Le Vase est notre deuxième chronique d’un cambriolage raté. Cette fois-ci, le ton est plus dramatique. Empruntant certains ressorts scénaristiques du polar, deux jeunes voleurs nerveux se retrouve en possession d’un vase dont l’importance est capitale pour sa propriétaire. Film de personnages, film de dialogue (la rencontre entre la vieille dame et l’un des voleurs est la meilleure scène du film), ce court-métrage du Cégep St-Laurent connaît ses forces. Son défi réside dans la lumière, étant donné que les lieux sont tous filmé de nuits. Plus posé et sérieux que La Grande Braque, Le Vase est un exercice de style réfléchi et amusant.

 

Night of Sweats, présenté lors du dernier festival de Cannes dans le programme Téléfilm, est un pastiche bonbon des films de danse des années 80. Couleurs fluo, doublage international désynchronisé, musique au synthétiseur, l’autodérision de ce combat de danse hilarant est la grande force de ce film. Soigné et énergique, le ton du film et la vitesse du montage se situe entre Dirty Dancing et Flashdance. Une belle réussite qui permet à la soirée de se clôturer dans la joie et le bonheur pour tous les cinéphiles qui ont eu la chance de se joindre à la soirée Kino du mois de Mai!

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